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L'Abbé de l'Épée sa vie, son apostolat, ses travaux, sa lutte et ses succès;   By: (1803-1886)

Book cover

First Page:

L'ABBÉ DE L'ÉPÉE.

Quoy des mains? Nous requérons, nous promettons, appellons, congédions, menaçons, prions, supplions, nions, refusons, interrogeons, admirons, nombrons, confessons, repentons, craignons, vergoignons, doutons, instruisons, commandons, incitons, encourageons, jurons, témoignons, accusons, condamnons, absolvons, injurions, mesprisons, déffions, despitons, flattons, applaudissons, bénissons, humilions, mocquons, réconcilions, recommandons, exaltons, festoyons, resjouissons, complaignons, attristons, desconfortons, désespérons, estonnons, escrions, taisons: et quoy non?

MICHEL MONTAIGNE.

Montmartre. Impr. PILLOT FRÈRES, LANGRAND et Ce.

[Illustration: L'ABBÉ DE L'ÉPÉE.]

L'ABBÉ DE L'ÉPÉE, SA VIE, SON APOSTOLAT, SES TRAVAUX, SA LUTTE ET SES SUCCÈS;

AVEC L'HISTORIQUE DES MONUMENTS ÉLEVÉS A SA MÉMOIRE =à Paris et à Versailles=;

ORNÉ DE SON PORTRAIT GRAVÉ EN TAILLE DOUCE, D'UN FAC SIMILE DE SON ÉCRITURE, DU DESSIN DE SON TOMBEAU DANS L'ÉGLISE SAINT ROCH A PARIS, ET DE CELUI DE SA STATUE A VERSAILLES;

PAR

FERDINAND BERTHIER,

SOURD MUET,

Doyen des professeurs de l'Institution nationale de Paris, Vice président de la Société centrale d'éducation et d'assistance pour les Sourds Muets de France, Chevalier de la Légion d'Honneur, etc., etc,

His sunt additae orchestrarum loquacissimae manus, linguosi digiti, silentium clamosum, expositio tacita...... Ostendes homines posse et sine oris affatu suum velle declarare.

CASSIODORE, lib. IV, cap. 51.

PARIS, MICHEL LÉVY FRÈRES, LIBRAIRES ÉDITEURS, RUE VIVIENNE, 2 BIS.

1852.

PROLÉGOMÈNES.

Le 27 mai 1838 fut fondée à Paris (rue Saint Guillaume, nº 9, au faubourg Saint Germain) une société centrale des Sourds Muets[1], dont le but était de délibérer sur les intérêts de cette classe exceptionnelle, de réunir en faisceau les lumières de tous les sourds muets épars sur la surface du globe et des hommes instruits qui ont fait une étude approfondie de cette spécialité, de resserrer les liens qui unissent cette grande famille, d'offrir à chaque membre un point de ralliement, un foyer de communications réciproques, et de leur procurer les facilités qui leur sont indispensables pour se produire dans le monde.

La Société centrale s'occupait, en outre, de fournir aux sourds muets des moyens de réunion et d'études; de les entretenir dans de bonnes habitudes par l'assistance continuelle de leçons gratuites et de sages conseils; d'obtenir le placement de leurs ouvrages d'art, et de leur assurer le patronage des parlants qui, par leur position sociale et leurs relations, peuvent leur être utiles.

L'année de sa fondation fut marquée par un événement qui fera époque. Les cendres de l'abbé de l'Épée, le père spirituel des pauvres sourds muets, furent découvertes par ses enfants dans les caveaux de l'église Saint Roch, à Paris.

Il fut décidé, presque aussitôt, qu'un monument serait élevé à ces restes précieux. Honneur aux personnages éminents qui voulurent bien se mettre à la tête de cette oeuvre réparatrice, et qui formèrent le noyau de la commission chargée de recueillir les fonds nécessaires et d'en régulariser l'emploi!

A ces hommes dévoués notre éternelle reconnaissance est acquise; la mémoire du coeur ne s'éteindra jamais chez les sourds muets.

La commission que fondèrent nos amis se composait de MM. Dupin aîné, alors président de la chambre des députés, ancien procureur général à la cour de cassation, président ; Chapuys Montlaville, député, maintenant préfet, secrétaire ; Villemain, de l'académie française, qui fut, plus tard, ministre de l'instruction publique; le baron de Schonen, alors procureur général à la cour des comptes, maintenant décédé; le baron de Gérando, alors pair de France, maintenant décédé; Cavé, alors directeur des beaux arts au ministère de l'intérieur, maintenant décédé; l'abbé Olivier, curé de Saint Roch, aujourd'hui évêque d'Évreux; Eugène Garay de Monglave, plus tard membre de la commission consultative de l'institution nationale des sourds muets de Paris; Nestor d'Andert, artiste peintre; Ferdinand Berthier, doyen sourd muet des professeurs de l'institution nationale des sourds muets de Paris, président de la Société centrale; Forestier, sourd muet, alors instituteur libre et vice président de cette association, aujourd'hui directeur de l'école de Lyon, et Lenoir, professeur sourd muet à l'Institution nationale de Paris, qui était secrétaire de la Société centrale... Continue reading book >>




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