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La tulipe noire   By: (1802-1870)

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First Page:

Alexandre Dumas

LA TULIPE NOIRE

(1850)

/ Table des matières

I Un peuple reconnaissant

II Les deux frères.

III L'élève de Jean de Witt

IV Les massacreurs.

V L'amateur de tulipes et son voisin.

VI La haine d'un tulipier.

VII L'homme heureux fait connaissance avec le malheur.

VIII Une invasion.

IX La chambre de famille.

X La fille du geôlier.

XI Le testament de Cornélius van Baërle.

XII L'exécution.

XIII Ce qui se passait pendant ce temps là dans l'âme d'un spectateur.

XIV Les pigeons de Dordrecht

XV Le guichet

XVI Maître et écolière.

XVII Premier caïeu.

XVIII L'amoureux de Rosa.

XIX Femme et fleur.

XX Ce qui s'était passé pendant ces huit jours.

XXI Le second caïeu.

XXII Épanouissement

XXIII L'envieux.

XXIV Où la tulipe noire change de maître.

XXV Le président van Herysen.

XXVI Un membre de la société horticole.

XXVII Le troisième caïeu.

XXVIII La chanson des fleurs.

XXIX Où van Baërle, avant de quitter Loewestein, règle ses comptes avec Gryphus.

XXX Où l'on commence de se douter à quel supplice était réservé Cornélius van Baërle.

XXXI Harlem..

XXXII Une dernière prière.

XXXIII Conclusion. /

I

Un peuple reconnaissant

Le 20 août 1672, la ville de la Haye, si vivante, si blanche, si coquette que l'on dirait que tous les jours sont des dimanches, la ville de la Haye, avec son parc ombreux, avec ses grands arbres inclinés sur ses maisons gothiques, avec les larges miroirs de ses canaux dans lesquels se reflètent ses clochers aux coupoles presque orientales, la ville de la Haye, la capitale des sept Provinces Unies, gonflait toutes ses artères d'un flot noir et rouge de citoyens pressés, haletants, inquiets, lesquels couraient, le couteau à la ceinture, le mousquet sur l'épaule ou le bâton à la main, vers le Buitenhof, formidable prison dont on montre encore aujourd'hui les fenêtres grillées et où, depuis l'accusation d'assassinat portée contre lui par le chirurgien Tyckelaer, languissait Corneille de Witt, frère de l'ex grand pensionnaire de Hollande.

Si l'histoire de ce temps, et surtout de cette année au milieu de laquelle nous commençons notre récit, n'était liée d'une façon indissoluble aux deux noms que nous venons de citer, les quelques lignes d'explication que nous allons donner pourraient paraître un hors d'oeuvre; mais nous prévenons tout d'abord le lecteur, ce vieil ami, à qui nous promettons toujours du plaisir à notre première page, et auquel nous tenons parole tant bien que mal dans les pages suivantes; mais nous prévenons, disons nous, notre lecteur que cette explication est aussi indispensable à la clarté de notre histoire qu'à l'intelligence du grand événement politique dans lequel cette histoire s'encadre.

Corneille ou Cornélius de Witt, ruward de Pulten, c'est à dire inspecteur des digues de ce pays, ex bourgmestre de Dordrecht, sa ville natale, et député aux États de Hollande, avait quarante neuf ans, lorsque le peuple hollandais, fatigué de la république, telle que l'entendait Jean de Witt, grand pensionnaire de Hollande, s'éprit d'un amour violent pour le stathoudérat, que l'édit perpétuel imposé par Jean de Witt aux Provinces Unies avait à tout jamais aboli en Hollande.

Comme il est rare que, dans ses évolutions capricieuses, l'esprit public ne voie pas un homme derrière un principe, derrière la république le peuple voyait les deux figures sévères des frères de Witt, ces Romains de la Hollande, dédaigneux de flatter le goût national, et amis inflexibles d'une liberté sans licence et d'une prospérité sans superflu, de même que derrière le stathoudérat il voyait le front incliné, grave et réfléchi du jeune Guillaume d'Orange, que ses contemporains baptisèrent du nom de Taciturne, adopté par la postérité.

Les deux de Witt ménageaient Louis XIV, dont ils sentaient grandir l'ascendant moral sur toute l'Europe, et dont ils venaient de sentir l'ascendant matériel sur la Hollande par le succès de cette campagne merveilleuse du Rhin, illustrée par ce héros de roman qu'on appelait le comte de Guiche, et chantée par Boileau, campagne qui en trois mois venait d'abattre la puissance des Provinces Unies... Continue reading book >>




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