Books Should Be Free is now
Loyal Books
Free Public Domain Audiobooks & eBook Downloads
Search by: Title, Author or Keyword

Les conteurs à la ronde   By: (1812-1870)

Book cover

First Page:

Charles Dickens

LES CONTEURS À LA RONDE

Publication en français en 1886 Traducteur Amédée Pichot

Table des matières

I L'HISTOIRE DU PARENT PAUVRE. II L'HISTOIRE DE L'ENFANT. III L'HISTOIRE DE QUELQU'UN ou LA LÉGENDE DES DEUX RIVIÈRES. IV L'HISTOIRE DE LA VIEILLE MARIE BONNE D'ENFANT. V L'HISTOIRE DE L'HÔTE. VI L'HISTOIRE DU GRAND PÈRE. VII L'HISTOIRE DE LA FEMME DE JOURNÉE. VIII L'HISTOIRE DE L'ÉCOLIER SOURD. IX HISTOIRE DE L'INVITÉ. X L'HISTOIRE DE LA MÈRE. XI LE RETOUR DE L'ÉMIGRANT ou NOËL APRÈS QUINZE ANS D'ABSENCE.

I L'HISTOIRE DU PARENT PAUVRE.

Il lui répugnait beaucoup d'avoir la préséance sur tant de membres honorables de la famille, en commençant la première des histoires qu'ils allaient raconter chacun à leur tour, assis en demi cercle auprès du feu de Noël, et, modestement, il suggéra qu'il serait plus convenable que ce fût d'abord John, «notre estimable hôte,» dont il demandait à porter la santé. «Quant à lui, dit il, il était si peu fait à se mettre, en avant, qu'en vérité...» Mais ici tous s'écrièrent d'une voix unanime qu'il devait commencer, et ils furent d'accord pour répéter qu'il le pouvait, qu'il le devait, qu'il le ferait. Il discontinua donc de se frotter les mains, retira ses jambes de dessous son fauteuil et commença:

Je ne doute point, dit le parent pauvre, que par la confession que je vais vous faire, je surprendrai les membres réunis de notre famille, et particulièrement John, notre estimable hôte, à qui nous avons une si grande obligation pour l'hospitalité magnifique avec laquelle il nous a traités aujourd'hui. Mais si vous me faites l'honneur d'être surpris de n'importe ce qui vient d'un membre de la famille aussi insignifiant que moi, tout ce que je peux vous dire, c'est que je serai d'une scrupuleuse exactitude dans tout ce que je vous raconterai.

Je ne suis, point ce qu'on me suppose être. Je suis tout autre. Peut être avant d'aller plus loin, serait ce mieux d'indiquer d'abord ce que l'on suppose que je suis.

On suppose, ou je me trompe fort, les membres réunis de notre famille me relèveront si je commets une erreur, ce qui est bien probable (ici, le parent pauvre promena autour de lui un regard plein de douceur pour encourager la contradiction), on suppose que je ne suis l'ennemi de personne que de moi même et que je n'ai jamais réussi en rien. Si j'ai fait de mauvaises affaires, c'est, dit on, parce que j'étais impropre aux affaires et trop crédule pour pénétrer les desseins intéressés de mon associé; si j'échouai dans mes projets de mariage, c'est parce que, dans ma confiance ridicule, je regardais comme impossible que Christiana consentît à me tromper; si mon oncle Chill, dont j'attendais une belle fortune, me donna mon congé, c'est parce qu'il ne me trouva pas l'intelligence commerciale dont il m'aurait voulu voir doué. Enfin, je passe pour avoir été toute ma vie continuellement dupe et désappointé, à quoi on ajoute que je suis à présent un vieux garçon âgé de cinquante neuf ans et bien près de soixante, qui vit d'un revenu limité sous la forme de pension payée par quartier, chose à laquelle je vois que notre estimable hôte John ne veut pas que je fasse davantage allusion. Voilà pour le passé. Voici ce qu'on suppose encore de mes habitudes et de mon genre de vie actuel:

J'occupe un logement garni à Clapham Road, petite chambre très propre, sur le derrière, dans une maison respectable, où on ne s'attend pas à me trouver pendant la journée, à moins que je ne sois indisposé, car je sors tous les matins à neuf heures, sous prétexte d'aller à mes affaires. Je prends mon déjeuner, une tasse de café au lait avec un petit pain et du beurre, à l'antique café situé près du pont de Westminster; je vais ensuite dans la Cité, je ne sais trop pourquoi; je m'assois au café de Garraway, puis sur les bancs de la Bourse; et de là, poursuivant ma promenade, j'entre dans quelques bureaux et quelques comptoirs, où quelques parents et quelques vieilles connaissances ont la bonté de me tolérer, et où je me tiens debout contre la cheminée si la saison est froide... Continue reading book >>




eBook Downloads
ePUB eBook
• iBooks for iPhone and iPad
• Nook
• Sony Reader
Kindle eBook
• Mobi file format for Kindle
Read eBook
• Load eBook in browser
Text File eBook
• Computers
• Windows
• Mac

Review this book



Popular Genres
More Genres
Languages
Paid Books