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Observations critiques sur l'archélogie dite préhistorique, spécialement en ce qui concerne la race celtique (1879)   By:

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OBSERVATIONS CRITIQUES SUR L'ARCHÉLOGIE DITE PRÉHISTORIQUE, SPÉCIALEMENT EN CE QUI CONCERNE LA RACE CELTIQUE

PAR

FÉLIX ROBIOU Professeur d'histoire à la Faculté de Rennes.

(Extrait des Mémoires de la Société Archéologique d'Ille et Vilaine .)

PARIS DIDIER, LIBRAIRE ÉDITEUR

1879

Congrès international d'Anthropologie et d'Archéologie préhistorique: sessions de Paris, de Norwich, de Bologne et de Bruxelles. Alex. Bertrand, Archéologie celtique et gauloise . De Sacken, Das Grabfeld von Hallstatt . Desor, Les Palafittes du lac de Neufchâtel . Fergusson, Les Monuments mégalithiques . Matériaux pour l'Histoire primitive de l'Homme , 1875, 1876.

TABLE DES MATIÈRES

CHAPITRE I. Observations préliminaires

CHAPITRE II. Distinction des Gaulois et des Celtes. L'âge du fer chez les Gaulois

CHAPITRE III. Transition de l'âge du bronze à celui du fer, chez la race celtique

§ 1. La Haute Italie

§ 2. Bassin du Rhône; stations Illustres; le bronze des Celtes

CHAPITRE IV. Le bronze et le fer dans le bassin du Danube

§ 1. Le site et les sépultures de Hallstatt

§ 2. Les armes et les ustensiles de Hallstatt

CHAPITRE V. L'introduction du bronze dans l'Europe moyenne

CHAPITRE VI. L'âge du bronze et de la pierre polie, dans la Gaule occidentale, centrale et septentrionale

CHAPITRE VII. (Appendice.) À quelle race appartenaient les hommes des dolmens? Que sait on des premiers habitants de la Gaule?

§ 1. Opinions diverses sur l'ethnographie et l'époque des constructeurs de dolmens

§ 2. Examen de ces opinions

§ 3. Les prédécesseurs des hommes des dolmens en Gaule

CHAPITRE PREMIER

OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES

La science de l'antiquité a certainement accompli, au XIXe siècle, des progrès que personne, en Europe, n'eût osé seulement rêver, il y a cent ans. Elle a reconstitué, dans une assez large mesure et sur des documents parfaitement authentiques, l'histoire politique des Pharaons et celle des vieux rois de Ninive et de Babylone. Elle a fait plus et mieux encore, en abordant, sur pièces originales, l'histoire des croyances, des coutumes et des arts de ces vieilles populations, et même, en ce qui concerne l'Égypte, l'histoire des lettres dans ces temps reculés. Elle a pu aussi aborder, dans les conditions d'une critique sérieuse, à l'aide surtout de documents archéologiques, l'histoire des premiers rapports établis par voie maritime entre l'Asie occidentale et l'Europe méridionale.

Mais, en même temps, on a voulu faire autre chose. On a voulu rechercher l'histoire de l'état social des diverses contrées européennes, dans des temps pour lesquels il n'existe ni document écrit, ni tradition, concernant les peuples qui les habitaient. On l'a tenté, en se fondant uniquement sur les vestiges de leur industrie. L'entreprise était hardie, audacieuse même; pourtant, il serait téméraire de soutenir qu'elle était impraticable. Mais plus elle sortait des données communes de la critique historique, plus elle devait s'attacher scrupuleusement aux lois de la logique, dans l'établissement des principes critiques qui allaient être les siens; or, malheureusement, elle s'est dispensée de le faire. Elle a débuté, comme avaient débuté presque toutes les sciences d'observation, la physique, la chimie, la géologie, la linguistique elle même, par des assertions hypothétiques posées en principes indiscutables; elle s'est lancée à l'aventure, au risque de dérailler grandement et pour longtemps.

Les doctrines de la nouvelle science, dite archéologie préhistorique , se référaient implicitement à une hypothèse première, bien étrangère aux données de l'archéologie et de l'histoire, et sur laquelle il convient de s'expliquer avant tout. La pensée de beaucoup d'adeptes de ces nouvelles études était celle ci: Le genre humain est parti de cette condition, décrite par Lucrèce et résumée par quelques vers d'Horace, dans laquelle il n'aurait connu ni société, ni famille, ni pensées même, hors celles qui résultent directement de la plus grossière impression des sens, et par conséquent ni arts ni industrie d'aucune espèce; seulement, la nécessité de pourvoir aux besoins matériels de chaque jour aurait fait sentir confusément d'abord, plus distinctement ensuite, la nécessité de perfectionner les instruments, cailloux ou branches d'arbres, tombés d'abord sous la main de ces hommes, dont le mot ÉTAT SAUVAGE n'exprimerait que très imparfaitement la situation... Continue reading book >>




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