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Voyages du capitaine Robert Lade en differentes parties de l'Afrique, de l'Asie et de l'Amérique   By: (1697-1763)

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First Page:

[Note du transcripteur: L'orthographie de l'original est conservée.]

VOYAGES DU CAPITAINE ROBERT LADE

EN DIFFÉRENTES PARTIES DE L'AFRIQUE, DE L'ASIE

ET

DE L'AMÉRIQUE:

CONTENANT

L'Histoire de sa fortune, & ses Observations sur les Colonies & le Commerce des Espagnols, des Anglois, des Hollandois, &c.

OUVRAGE traduit de l'Anglois.

TOME PREMIER.

À PARIS,

Chez DIDOT, Quai des Augustins, à la Bible d'or.

M.DCC.XLIV.

Avec Approbation & Privilège du Roy.

PRÉFACE.

De qui attendroit on des Relations de Voyages plus utiles & plus interessantes que des Anglois? La moitié de leur Nation est sans cesse en mouvement vers les parties du monde les plus éloignées. L'Angleterre a presqu'autant de Vaisseaux que de maisons, & l'on peut dire de l'Isle entière ce que les Historiens de la Chine rapportent de Nankin; qu'une grande partie d'un Peuple si nombreux, demeure habituellement sur l'eau. Aussi voit on paroître à Londres plus de Journaux de Mer, & de Recueils d'observations, que dans tout autre lieu. Les Anglois joignent à la facilité de s'instruire par les voies de la Navigation, le désir d'apprendre, qui vient du goût des sciences & de la culture des beaux Arts. D'ailleurs ce n'est pas seulement en qualité de Voyageurs, qu'ils acquièrent la connoissance des Pays éloignés. Ils y possedent des Régions d'une vaste étendue, dont ils ne négligent pas toujours les curiosités. Leurs Auteurs prétendent que les terres qui sont occupées par leur Nation depuis l'extrémité de la Nouvelle Écosse au Nord, jusqu'à celle de la Nouvelle Georgie au Sud, n'ont pas moins de seize ou dix sept cent milles de longueur; sans compter leurs Iles, qui forment encore un Domaine si considérable, que la Jamaïque & la Barbade contiennent seules plus de deux cent mille Anglais.

Quoiqu'ils soient bien revenus de l'opinion qu'ils s'étoient formée de la richesse de tous ces Pays dans les premiers tems de leurs découvertes, ou de leurs Établissemens, il est certain qu'ils en tirent de très grands avantages. Ils ne disent plus comme autrefois:»Les flots de nos Mers sont d'Ambre gris;[A] le cours»de nos Rivières, est presqu'interrompu par l'abondance de l'or; le moindre Minéral que nous possedons, & que nous daignons à peine recueillir, est le cuivre, car nos terres le portent si près de la surface, qu'il ne faut que nous baisser pour en prendre.» C'est un Écrivain serieux, qui s'applaudissoit ainsi de son bonheur en prose. M. Waller, un des meilleurs Poètes d'Angleterre, a fait une peinture des Isles Bermudes , qui rappelle les plus délicieuses idées du Paradis terreste.» Qui ne»connoît pas, dit il, ces Isles heureuses,[B] où croissent des limons d'une grosseur énorme; où le fruit des orangers surpasse celui du Jardin des Hesperides; où les perles, le corail, & l'ambre gris donnent aux Côtes une splendeur céleste? Là, le Cèdre superbe, qui éleve sa tête jusqu'aux cieux, est le bois que les Peuples brûlent dans leurs foyers. La vapeur qui s'en exhale & qui embaume les viandes qui tournent à leurs broches, pourrait servir d'encens sur les Autels des Dieux; & les Lambris qu'il fournir à leurs appartenons, embelliroient les Palais des Rois. Les doux Palmiers y produisent une nouvelle espece de vin délicieux, & leurs feuilles, aussi larges que des Boucliers, forment un ombrage charmant, sous lequel on est tranquillement assis pour boire cette divine liqueur. Les figues croissent en plein champ, sans culture, telles que Caton les montroit aux Romains, pour les exciter par la vûe d'un fruit si rare, à la conquête de Cartharge, qui le voyait naître dans son terroir. Là, les Rochers les plus stériles ont une sorte de fécondité; car régulièrement, dans plus d'une saison, leur sommet aride offre un mets voluptueux, dans les oeufs de plusieurs espèces d'oiseaux, &c.»

[Note A: Our seas flow With ambergrease, our Rivers are almost choak'd with gold, and the worst minéral we have, which we think not worth taking up, is copper: for it is so near the surface, that we may almost stoop and have it, &c... Continue reading book >>




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